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Porsche : La famille Taycan s’agrandit avec l’arrivée de la 4S

Comme annoncé il y a quelques mois déjà, lors des événements et conférences qui ont précédé le lancement de la première Porsche électrique, la gamme de la nouvelle berline écologiquement « acceptable » se déploie.
Après la présentation des Taycan Turbo et Turbo S, le constructeur allemand dévoile ce lundi une nouvelle du modèle, la Taycan 4S qui vient se positionner plus bas en gamme.

Une version plus accessible

Si la nouvelle Taycan, dans ses versions Turbo et Turbo S, a séduit les essayeurs notamment pour son design, ses capacités routières et ses performances, elle a aussi fait l’unanimité « contre elle » pour sa tarification excessive qui fait paraître peu onéreuse une Tesla Model S P100D.
Ainsi, avant la présentation dans les prochains mois des Taycan S et même « Base », Porsche présente la Taycan 4S qui est désormais l’accès à la gamme de la berline électrique de luxe.

4S = moins de kW

Outre ses jantes alu de série différentes et ses logos spécifiques, la nouveauté se distingue des versions Turbo et Turbo S par ses motorisations et son autonomie.
La Posche Taycan 4S est proposée en deux versions avec deux batteries différentes.
Il existe désormais une Taycan 4S Performance qui revendique une puissance de 390 kW (530 ch) et une Taycan 4S Performance Plus qui annonce 420 kW (571 ch). Les deux versions sont dotées en série d’une batterie d’une capacité de 79.2 kWh.
Les performances sont de bon niveau avec un exercice du 0 à 100 km/h réalisé en 4.0 secondes (versus contre 3.2 secondes pour la Taycan Turbo et 2.8 secondes pour la version Turbo S).
La Vmax est fixée à 250 km/h.
Les consommations annoncées sont de 24.6 kWh/100 km pour la Performance et 25.6 kWh/100 km pour la Performance Plus. L’autonomie des deux modèles varient entre 407 km et 465 km.
Pour ceux qui trouveraient les performances, notamment en matière d’autonomie, un peu justes, sachez qu’il sera possible moyennant une « belle option » de profiter des batteries des Turbo et Turbo S, d’une capacité de 93.4 kWh.

La Taycan 4S est une Taycan comme les autres…

La nouvelle Taycan 4S s’équipe de jantes alu de 19 pouces inédites qui doivent participer à l’aérodynamisme de la berline, d’étriers frein peints en rouge et de phares à leds de série.
A bord, l’ambiance est très proche de celle de la version Turbo avec notamment le système d’infotainment avec écran de 10.9 pouces, le combiné d’instrumentation numérique et la présence d’une sellerie partiellement en cuir. Le reste de la dotation en équipement de confort et de sécurité est digne d’une voiture de luxe et proche de celle des Turbo et Turbo S.

Cette nouvelle Taycan 4S, est déjà présente au catalogue Porsche Allemagne et ne devrait pas tarder d’arriver en France.
Sa tarification débute au prix de 108.632€ (hors les nombreuses option) et le modèle arriver normalement en concession au début de l’année 2020.

Via Porsche.

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Porsche et Boeing associés dans un projet de taxi urbain volant

Porsche et Boeing ont signé ce vendredi 11 octobre 2019 un protocole d’accord visant à explorer de concer le marché de la mobilité aérienne urbaine et l’extension du trafic dans l’espace aérien urbain et péri-urbain.

Union des utopies ?

Dans le cadre de ce partenariat, les deux entreprises créeront une nouvelle structure internationale chargée d’étudier divers aspects de la mobilité aérienne en ville, notamment dans le cadre d’une analyse du potentiel du marché (quasi inexistant en 2019) pour les véhicules haut de gamme aériens urbains et leurs utilisations possibles.

Boeing, Porsche et Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing, vont également travailler au développement d’un nouveau concept de véhicule volant entièrement électrique à décollage et atterrissage vertical (ou eVTOL).
Les ingénieurs des deux firmes ainsi que les filiales de Porsche, Porsche Engineering Services GmbH et Studio FA Porsche vont être impliquées dans le projet pour participer à la création de ce futur avion urbain électrique. L’ensemble des équipes sera présente pour tester un prototype qui pourrait commencer à prendre les air vers 2023 pour les premiers essais.

Le futur monde des taxis volants de luxe

Porsche et Boeing appuient leur projet commun sur une étude réalisée par Porsche Consulting en 2018 qui prédit une importante accélération du marché de la mobilité aérienne urbaine à partir de 2025/2026.
Cette étude prospective explique notamment que les solutions de mobilité aérienne urbaine des prochaines années transporteront les passagers plus rapidement et plus efficacement que les moyens de transport terrestres classiques actuels et ce pour un coût inférieur et une plus grande flexibilité par rapport aux taxis sur roues, aux trains ou métros, navettes fluviales et autres voitures particulières.

Le mot du patron de Boeing

Steve Nordlund, vice-président et directeur général de Boeing, assure que le projet va aider à jeter les bases d’un écosystème de mobilité urbaine et péri urbaine de nouvelle génération dans lequel des véhicules autonomes ou pilotés pourront coexister en toute sécurité.
S. Nordlund précise et explique :  » Cette collaboration s’appuie sur nos efforts pour développer un nouvel écosystème de mobilité sûr et efficace, et cela constitue une vraie opportunité pour étudier le développement d’un véhicule de mobilité aérienne urbain haut de gamme avec une marque automobile de premier plan au savoir faire reconnu. Avec cet accord de partenariat, Porsche et Boeing conjuguent ingénierie de précision, style et innovations technologiques pour accélérer la mobilité aérienne en milieu urbain dans les prochaines années ».

Clin d’oeil à une oeuvre littéraire visionnaire…

Cette affaire tient, pour l’instant, plus de la quasi science fiction que d’une réalité proche.
Le projet n’est d’ailleurs pas sans évoquer la couverture mais aussi le récit du livre d’Aldous Huxley, « Le meilleur des mondes » dans son édition française de 1972 parue aux éditions du Livre de poche.

Ce projet rappellera aussi aux cinéphiles les films « Blade Runner » ou « Le Cinquième élément » dans lesquels les véhicules et taxis volant pullulent dans les villes.

A suivre dans les prochaines années pour voir si nous passons du rêve à la réalité.

Via Porsche, Boeing.

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Porsche 718 Cayman GT4 Sports Cup Edition : Uniquement pour l’Allemagne

Pour célébrer le 15eme anniversaire de la série «Porsche Sports Cup Germany» dédiée au clients et aux clubs et marquer le coup, Porsche a présenté hier à Hockenheim une nouvelle version qui sera produite dans le cadre d’une édition spéciale, le coupé 718 Cayman GT4 Sports Cup Edition.

Un look sportif de bon goût

Cette nouveauté se singularise par son style et quelques éléments de finition et de confort.
Le coupé 718 Cayman GT4 Sports Cup Edition est proposé avec deux livrée, le noir et le blanc.
La carrosserie, qu’elle soit noire ou blanche est associée à des bandes décoratives Rouge Guards avec le numéro «15» sur les portes.
Les coques des rétroviseurs sont elles aussi en rouge et l’aileron profite d’une grande signature Porsche assortie.
Les jantes alu en 20 pouces (modèle 718 GT4) sont peintes en noir brillant avec un liseré rouge. Les roues sont chaussées de pneumatiques en 245/35 ZR20 à l’avant et 295/30 ZR20 à l’arrière.
Les étriers de frein et les logotypes à l’arrière sont peints en noir.

A bord

L’habitacle du coupé 718 est assortie avec les décorations rouge. Il s’équipe du Pack cuir/alcantara noir. Des seuils de portes spécifiques au modèle sont présents sur ce modèle.
On note la présence des baquets Sport de série qui associent le rouge et le noir pour le siège du conducteur et le noir et le noir pour celui du passager.
Le rouge se retrouve aussi sur les logos GT4 brodés sur les sièges, les ceintures de sécurité et les surpiqûres en rouge Guards. Des inserts en aluminium gris foncé, quelques pièces en fibre de carbone et des tapis de sol surpiqués de rouge sont aussi de la partie.
Bien évidemment, une plaque numérotée en métal prend place dans l’habitacle (mais Porsche ne précise pas combien d’exemplaires seront fabriqués)


Le nouveau coupé Porsche 718 Cayman GT4 Sports Cup Edition reprend le moteur, la suspension et les freins du 718 Cayman GT4 « de base ».
On retrouve ainsi le flatsix 4.0 L fort de 420 ch à 7.600 trs/min et de 420 Nm de couple entre 5.000 et 6.800 trs. La BVM est de série sur ce modèle.
Le système de stabilité dynamique du véhicule PSM (Porsche Stability Management) avec ABS, désactivable sur 2 niveaux (SC off et SC+TC off) est bien évidemment de série tout comme le chassis sport surbaissé de 30 mm.
Le système de freinage prévoit des étriers fixes monoblocs en aluminium à 6 pistons à l’avant et 4 à l’arrière avec disques de freins ventilés et perforés de 380 mm de diamètre à l’avant et à l’arrière.

La Vmax reste fixée à 304 km/h, le o à 100 km/h est expédié en à peine 4.4 secondes, le 0 à 160 km/h en 9.0 secondes et il faut toujours 6.0 secondes pour passer de 80 à 120 km/h.

Porsche n’annonce pas encore le tarif de ce modèle sportif mais il devrait être supérieur à 100.000€. Par ailleurs le constructeur allemand fait savoir que cette version de la 718 Cayman GT4 sera disponible dans les 88 Porsche Center installés en Allemagne.

Via Porsche.

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Porsche Macan Turbo 2020 : Il revient avec un nouveau moteur et plus de chevaux

Un an après l’apparition de la version restylée et après les version 2.0 L Turbo 252 ch, puis V6 3.0 L 340 c’est au tour de la version Turbo de faire son retour avec une nouvelle motorisation V6 2.9 L Turbo.
Bien évidemment, cette nouveauté sera présentée au salon de Francfort dans une quinzaine de jours.

Le même mais en un peu mieux…

Le SUV Porsche Macan Turbo revient donc en scène et se présente avec la carrosserie restylée ainsi que quelques détails de finition spécifiques.
Ainsi à l’avant, on découvre des prises d’air dont le dessin a été revu pour plus de sportivité et de modernité mais le dessin du capot et celui des phares restent similaires à ceux des autres modèles de la gamme.µ
Les bas de caisse ont été redessinés tout comme les pieds des rétroviseurs et le becquet de hayon qui se fait plus imposant mais qui est là pour parfaire l’aérodynamique de ce SUV à vocation sportive.
A l’arrière, le Macan Turbo profite d’un diffuseur modifié, d’un hayon légèrement revu puisqu’il intègre désormais la signature lumineuse de Porsche, à savoir le bandeau rouge qui relie les feux et intègre le nom Porsche en relief.

La carrosserie est intégralement peinte. Cette version est posée, en série, sur des jantes alu en 20 pouces de diamètre [ndla : celles des photos sont en 21 pouces et optionnelles]. D’origine, le Macan Turbo est chaussé en 265/45 R20 à l’avant et 295/40 R20 à l’arrière.
Enfin, le SUV Porsche dans sa version 2020 est équipé d’origine de l’échappement sport avec 4 sorties d’échappement rondes.
Ci dessous, le Macan Turbo avec des jantes en 19 (option gratuite), 20 et 21 pouces.

Petites évolutions à bord

A bord l’ambiance évolue peu mais le Porsche Macan Turbo a droit à quelques équipements de série supplémentaires.
Parmi eux, on découvre les sièges Sport électriques avec 18 sens de réglages aux places avant, un nouveau système de navigation mis à jour avec affichage sur un écran tactile HD en 10.9 pouces, un nouveau système hifi Bose avec amplificateur numérique ou de nouveaux surtapis. Etrangement sur une version « sport », le volant GT n’est pas de série et il faudra mettre la main au porte monnaie pour en bénéficier.
Exit le tissu au pavillon puisque celui-ci est désormais habillé d’un plus feutré et plus luxueux Alcantara.
Pour le reste, on retrouve le même type d’équipements que dans le passé, ils sont simplement mis à jour ou améliorés.

Avec un nouveau V6 et 10% de puissance supplémentaire

Avec cette nouvelle version du Macan Turbo, Porsche dit au revoir au V6 3.6 L de 400 ch de l’ancienne version. Le nouveau modèle restylé est désormais propulsé par un V6 suralimenté qui cube 2.894 cm3.
Ce bloc V6 de moins de 2.9 L est emprunté aux Audi RS4 et RS5 mais aussi au Porsche Cayenne S.
Ce moteur annonce une puissance de 440 ch entre 5.700 et 6.600 trs/min et un couple de 550 Nm entre 1.800 et 5.600 trs.Ce groupe propulseur est associé avec une boite de vitesse PDK à 7 rapports qui envoie la puissance vers les 4 roues motrices.
Moyennant supplément, il est possible de disposer d’un système de vectorisation du couple et/ou de la suspension pneumatique à hauteur variable et contrôle en continu de la firme de Zuffenhausen. Cette suspension offre plusieurs possibilités de réglages dont un mode Tout Terrain.
Les freins à disque ventilés (390 mm à l’avant, 365 mm à l’arrière) sont pincés par des étriers fixes à 6 et 2 pistons. Ils
bénéficient en série d’un revêtement en carbure de tungstène (Porsche Surface Coated Brake ou PSCB) qui offre une réponse plus rapide, une usure réduite mais aussi une diminution de 90 % des nocives poussières de freins qui sont un fléau, notamment en ville.
Un système de freinage avec disques en carbone-céramique est proposé en option.

De belles performances mais hélas un gros malus en France

Avec 40 ch en plus, les performances du Macan Turbo 2020 progressent avec une Vmax qui s’établit désormais à 270 km/h et un exercice du 0 à 100 km/h réalisé en 4.5 secondes ou 4.3 secondes avec le pack Sport Chrono.
Le 0 à 160 km/h est plié en 10.6 secondes et il faut au SUV allemand seulement 2.9 secondes pour passer de 80 à 120 km/h.
Avec un poids de 1.945 kg, le Macan Turbo revendique un rapport poids/puissance de 4.42 kg/ch.
La consommation mixte WLTP est fixée à 9.8 L/100 km et les émissions de CO2 sont de 224 g/km ce qui vaudra le malus écolo maximal sur le marché automobile français à ce nouveau Macan Turbo.

Pour ceux qui auraient à charger ou à transformer en déménageur leur SUV de luxe, le volume du coffre reste fixé à 500 dm3 et à 1.5 m3 avec la banquette arrière rabattue.

Présent dans Forza Horizon 4

Porsche ne propose pas de vidéo pour l’instant mais nous annonce via un petit clip d’une trentaine de secondes que le nouveau Macan Turbo 2020 sera présent dans le jeu de simulation de conduite Forza Horizon 4.

Le SUV sera officiellement présenté au public à l’IAA. Il est d’ores et déjà tarifé et proposé à la commande aux amateurs du genre.
La tarification française (hors options, frais de mise à la route et malus écolo) est fixée à 93.859€ TTC.

Via Porsche, Youtube.

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Ferdinand Piëch (1937 – 2019) : Le père des 917 et Quattro est mort

Né à Vienne en Autriche le 17 avril 1937, Ferdinand Piëch était le fils d’Anton Piëch et de Louise Porsche, et de fait, le petit-fils de Ferdinand Porsche.
Il fut l’homme puissant et influent qui a poussé le groupe Volkswagen vers les sommets et vers la première place mondiale au classement des constructeurs automobiles mondiaux.
Piëch est celui qui a permis et voulu le développement de l’entreprise de Basse-Saxe mais il était aussi un passionné qui a créé des projets forts et historiques, racheté bon nombre de marques automobiles (tout en manquant le rachat d’Alfa Romeo) et le père d’une famille qui compte 12 enfants.

Nous sommes en 1963, Ferdinand Piëch débute sa carrière comme ingénieur chez Porsche à Stuttgart.
Dès la seconde moitié des années 60, il prend la direction du programme Porsche Compétition. Il est l’homme des premiers succès de Porsche dans la Sarthe, notamment en 1970 avec la 917K qui remporte la course des 24 Heures du Mans. Ce sera le début d’une longue et glorieuse aventure en terre mancelle où Porsche reste toujours la marque qui a remporté le plus de victoires devant… Audi.
Tout aurait du se passer pour le mieux dans le meilleurs des mondes mais des tensions et des frictions avec son oncle le poussent à quitter l’entreprise de Zuffenhausen pour en rejoindre une autre installée à Ingolstadt, Audi.

En 1972, Piëch rejoint Audi et le groupe Volkswagen. Il est celui qui fera la renaissance et la renommée de la marque aux anneaux en initiant le développement des moteurs à 5 cylindres en ligne puis la transmission intégrale Quattro.
Il participe aussi à la montée en gamme et à l’évolution technologique d’Audi notamment en jouant la carte de l’aérodynamique (Audi 100 – COTY 1983), de la qualité (les fameux plastiques moussus c’est lui) et l’efficacité des moteurs avec, notamment, la mise sur le marché de l’Audi 80 TDI qui emprunte la technologie Common Rail développée par Fiat et Bosch.

Grand patron d’Audi entre les années 1988 et 1992, il change de marque et de fonction en 1993 en devenant le patron de VAG dont la situation n’est guère florissante au début des années 90.
Piëch qui est fin, malin et qui sent le marché automobile évoluer va racheter des marques qui, à l’époque ne valent pas cher.
La prise du pouvoir par Piëch ne se fait pas sans douleur ni dommage puisqu’il s’en suivit durant quelques mois une vague de départs parmi les membres du directoire qui ne voulaient pas suivre le projet qu’il avait initié et dont nous connaissons aujourd’hui un bel aboutissement industriel et financier.

C’est l’époque des rachats de Skoda et de Seat. Il poursuivra ensuite par des achats prestigieux comme ceux de Bentley et Lamborghini avant de se faire un gros plaisir personnel, la reprise et la relance de Bugatti. On ajoutera aussi la marque de moto italienne Ducati. Les constructeurs de camions Man et Scania viendront compléter l’offre du groupe VW au passage du millénaire.
Toutefois dans son oeuvre Ferdinand Piëch n’aura pas pu intégrer un autre morceau d’Italie qui lui tenait à coeur, Alfa Romeo.

L’homme était craint mais respecté. Il était aussi d’allure discrètement bourgeoise mais aussi un peu mégalomane, F.Piëch était surtout un vrai passionné d’automobile, de mécanique et de technologie.
Réputé intraitable et autoritaire avec ses assistants, ses cadres , ses directeurs, il a agi de la même façon avec les membres de famille présents dans le groupe.
Ainsi il n’a pas su ou pas voulu éviter les tensions familiales notamment au sein du Conseil d’administration. Etait ce volontaire ou non, nous ne le saurons jamais mais au fil des ans Piëch semblait avoir de plus en plus de mal à accepter d’avoir été évincé de Porsche par son oncle Ferry au début des seventies car ce dernier lui reprochait des tendances dépensières pour mener à bien ses projets et pas ceux mis en place par d’autres ingénieurs ou directeurs.

Ferdinand Piëch met également en place de nouvelles méthodes de travail tant au niveau de la direction du groupe que dans la gestion de l’entreprise et des sites de production.

En 2002, il quitte la direction opérationnelle de Volkswagen pour prendre la présidence du directoire du Groupe. Même s’il est moins impliqué directement dans la vie des services de R&D et de la production, Piëch n’a surtout pas dit son dernier mot et lance des programmes divers et variés qui lui tiennent à coeur.
Il n’est certes plus le patron d’une marque ou de plusieurs, il est le grand patron et sa position (très) forte s’appuie alors sur sa « légitimité » familiale. Il est le petit fils de Ferdinand Porsche, le fondateur de Volkswagen.
Porsche revient dans la vie de Piëch à la fin de la première décennie du XXIeme siècle. A cette époque Porsche s’engage, riche entreprise en devenir se lance dans une opération financiaro-boursière qui a pour finalité, l’absorption pure et simple de Volkswagen.
Toutefois, Porsche ne prend pas en compte la bulle financière et semble ne pas voir venir la crise économique qui s’annonce. La fin de l’année 2008 et les premiers mois de 2009, tournent au quasi psychodrame familial entre les membres de la famille mais aussi entre les deux entreprises pourtant très liées industriellement et historiquement.
Le patron de Porsche d’alors, Wendelin Wiedeking, n’a pas tout géré et il n’a surtout pas vu venir le phénomène de spéculation autour des actions de Volkswagen qui atteignent des sommets.
Porsche s’est lancé dans une affaire trop difficile et trop grosse et se retrouve en difficulté.
A l’été 2009, Wiedeking doit quitter Porsche qui ne doit alors la vie qu’au sauvetage mis en place par… le groupe Volkswagen et Ferdinand Piëch qui tient ici une revanche sur la famille Porsche.
En 2014, l’ex patron de Porsche et l’ancien directeur financier, Holger Härter, d’avoir donné en 2008 des informations inexactes sur les velléités de Porsche concernant Volkswagen et sont convoqués devant la justice allemande pour manipulation pour des faits de manipulation boursière.
Sans aller plus loin et pour revenir à l’année 2009, dès cette affaire, Porsche est totalement sous la férule de Piëch et ça, ça n’avait pas de prix.

La période 2005-2015 sont aussi les années du lancement des plateformes globales et rationalisées MQB, MLB, MSB qui doivent servir à fabriquer tous les modèles de toutes les marques du groupes. Plus près de nous, la plateforme MEB pour les véhicules électriques découle de la même logique indutrialo-financière.
Piëch lance aussi la Gläserne Manufaktur de Dresde ou usine de verre qui doit servir à lancer un projet presque surréaliste, la Phaeton, c’est à dire une limousine de luxe et de haute technologie faite quasiment à la main vendue sous le logo du fabricant de la voiture du peuple. Si la voiture est pleine de qualités, l’échec commercial est au bout de la route et la production du modèle stoppée en 2016 avant d’être remplacée par celle d’un modèle d’avenir, la e-Golf.
La gouvernance Piëch entre 2002 et 2015, c’est aussi la belle renaissance de Bugatti, la montée en puissance de Lamborghini, la valorisation et la reconnaissance de Skoda, le succès incontestable de Porsche depuis 2010 sur tous les marchés ou le beau développement des filiales PL que sont Man et Scania.

2015 est pour le Groupe Volkswagen et ses marques, l’année ou plus exactement la rentrée de tous les dangers puisqu’à l’ouverture du prestigieux salon de Francfort, là où les firmes automobiles allemandes montrent leur puissance, éclate l’affaire du Diesel gate.
Toutefois, et il sera difficile de le savoir désormais, Piëch n’est pas réellement impliqué dans le scandale puisqu’au printemps 2015 il a démissionné de son poste de Président du Comité de surveillance notamment suite à de fortes divergences avec Martin Winterkorn, le patron de l’entreprise.
Bien sur, l’affaire affecte Ferdinand Piëch qui voit dans cette affaire d’ECU truquée une sorte d’incendie dans l’empire industriel qu’il a bâti mais l’homme restera toujours discret sur le sujet malgré quelques pics bien senties dont il avait le secret.
2017, l’année de ses 80 ans, Piëch « se range des voitures » et se désengage de Volkswagen en vendant la totalité de ses participations dans l’entreprise allemande.

Depuis cette période, il vivait en famille et en retrait du monde automobile en Bavière où il est décédé d’un arrêt cardiaque lors d’un repas le 25 août dernier.

De Ferdinand Piëch, on se rappellera qu’il fut un grand mais pas facile « capitaine d’industrie » qui permit au groupe Volkswagen de devenir n°1 mondial du secteur automobile. On n’oubliera pas qu’il fut le grand initiateur de projets mécaniques, techniques et industriels qui ont permis à l’automobile d’avancer mais qu’aussi durant ses années d’activité cet ingénieur nous a permis de profiter d’un grand nombre d’architectures mécaniques singulières comme les moteurs L2, L3, L4, L5, V5, V6, VR6, V10, W8, V8, W12 ou le W16 qui fait le bonheur des Bugatti Veyron et Chiron.

Crédits photos : Groupe Volkswagen, Lignes/auto (Bugatti EB118)

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